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Espace de l'Art Concret, Mouans-Sartoux

Frz/engl
ISBN/EAN: 9783932565588
Umbreit-Nr.: 6192189

Sprache: Französisch
Umfang: 60 S.
Format in cm:
Einband: Keine Angabe

Erschienen am 31.12.2006
€ 36,00
(inklusive MwSt.)
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    • Mouans-Sartoux, petite commune de 10 000 habitants dans les Alpes Maritimes près de Cannes, sest transformée en haut lieu de lart concret. Cest là que, depuis 1990, le maire, André Aschieri, et deux collectionneurs, Sybil Albers et Gottfried Honegger, sattelent à la construction dun Espace de lArt Concret (EAC). Ni musée ni galerie municipale, cette nouvelle institution est logée dans le château de Mouans et dans deux édifices nouveau situés dans le grand parc. LEAC accueille tout dabord les enfants qui le fréquentent pour practiquer la peinture et pour aiguiser leurs sens dans lateliers conçu pour eux par larchitecte Marc Barani de Nice. Barani débutait en 1990 avec lextension du cimetière de Saint-Pancrace à RoquebruneCapMartin. Linscription du cimetière dans la topographie du lieu, la manipulation des matériaux dorigines végétales et minérales lui valaient une reconnaissance immédiate. En 2000, après les dix premières années de son activité, que commence une nouvelle étape dans la vie de lEspace de lArt Concret. Albers et Honegger décident alors doffrir leurs collections à létat français, à condition que celui-ci sengage à financer la construction dun édifice qui accueillera la donation de près de 500 oeuvres. À ce titre est lancé un concours de maîtrise doeuvre, qui sera remporté par lagence zurichoise Annette Gigon et Mike Guyer. Lédifice, qui a ouvert ses portes au public en juin 2004, est implanté sur un terrain boisé à forte pente. Depuis lentrée du parc, sa teinte vert anis transparaît à travers les branches des arbres. Unie par la teinte monochrome, la forme globale de lédifice évoluant sur cinq niveaux ne trahit pas ce quelle héberge. Si laspect extérieur de lédifice affirmait son caractère artificiel, autonome, sculptural, son intérieur a été formulé à base dune consigne particulière donnée par Gottfried Honegger. Lartiste collectionneur souhaitait que larchitecture qui abrite sa collection ne se confonde pas avec le protocole officiel et stérile des musées dont lorganisation interne est souvent calquée sur le modèle de la galerie, lieu de passage et de contemplation, rue intérieure à léclairage zénithal. À la typologie dune institution publique, Honegger préfère un intérieur similaire à celui dune demeure privée. Le cadre domestique des lieux devrait refléter un principe auquel tiennent les donateurs: la vie intime avec les oeuvres. La présence de lart dans le quotidien de son amateur participe à une idée, vieille dun siècle, qui est celle de la réforme intégrale du cadre de vie. Ancrée dans la tradition des Arts and Crafts, cette idée reste active au sein du Werkbund allemand et fait son chemin à travers le Bauhaus jusquà Max Bill, auteur en 1936 du manifeste 'Konkrete Gestaltung' et commissaire, en 1951, de lexposition 'Die gute Form' qui réactive les rapports entre lart et la création industrielle. Sensible à une vision globale de notre environnement matériel, Honegger souligne que pour lui, la distinction entre arts plastiques et arts appliqués naurait pas de sens, car 'un art non appliqué ne servirait à rien. Il serait voué à linsignifiance et à la disparition.' Axel Sowa, rédacteur en chef de LArchitecture dAujourdhui a étudié larchitecture à Berlin et à Paris. Il a exercé la profession darchitecte dabord en France et en Japon. Serge Demailly, qui a pris tous the photographies des édifices nouveaux, a fait ses études à Lille et Paris, est lun des photographes architecturales de premier plan en France.